RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

L’Herbothèque s’applique dans pleins de petites et plus grandes actions à respecter l’environnement dans la gestion de l’entreprise par l’utilisation de papier recyclé, par la réutilisation des matières tant que cela est possible, par une production faite au fur et à mesure selon les besoins réels, par le recyclage et le compostage, par l’aménagement de locaux dans les Laurentides qui respectent les normes de la construction saine et écologique, par la pratique de la culture biologique imitant la nature, dans le respect de la nature et de la vie, sur nos terres.

 

ACTIVITÉS À CONTRIBUTION CONSCIENTE ET VOLONTAIRE

Depuis 2005, l’Herbothèque offre diverses activités, pour lesquelles une contribution monétaire consciente est demandée afin de couvrir les coûts liés à leur tenue. Cette contribution monétaire est fixée par chacun des participants selon son appréciation de la journée ou sa capacité de paiement. Les montants sont déposés anonymement dans une boîte. Ces activités sont offertes ainsi pour permettre de connaître l’herboristerie et notre école, en plus de commencer à développer son autonomie en santé naturelle de façon sécuritaire.

Selon des témoignages reçus, nous avons aussi constaté que cela permet à beaucoup de personnes ayant de plus faibles revenus de gagner un peu en autonomie et d’acquérir des connaissances en attendant d’avoir les moyens financiers de faire une formation plus poussée.

Avec tous les articles accessibles gratuitement sur notre blogue, vous pouvez également expérimenter facilement.

C’est important pour nous que tous puissent acquérir un minimum de connaissances pour prendre sa santé en main.

 

PATRIMOINE VIVANT ET IMMATÉRIEL

Projet de reconnaissance patrimoniale des savoir-faire, des connaissances et des usages des plantes médicinales

Pour savoir comment participer à cette démarche, voir plus bas dans le texte.

En résumé

Cette démarche proactive citoyenne menée par l’Herbothèque et appuyée par la Guilde des herboristes a débuté en novembre 2014. Cela faisait plusieurs fois que les acteurs du milieu parlaient du besoin d’entreprendre un tel projet, mais, faute de temps, les intéressés devaient le mettre de côté. Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque, a donc décidé de proposer ce projet à l’occasion du Colloque de la Guilde des herboristes en 2014 et a décidé d’aller de l’avant, avec l’aide d’un comité d’herboristes. Pendant plus de trois mois, Natacha et une employée de l’Herbothèque ont monté une demande pour faire reconnaître les usages et savoir-faire liés aux plantes médicinales.

Cette demande a été déposée au ministère de la Culture du Québec en avril 2015 et a passé toutes les étapes sauf une. La désignation doit être entérinée par le ministre en poste et annoncée.

En février 2018, le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) a mandaté une firme pour réaliser une analyse macrosectorielle des besoins en formation pour cinq (5) métiers du secteur des savoir-faire traditionnels artisanaux, dont l’herboristerie fait partie. Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque, est membre du comité consultatif pour ce projet.

Explication de la démarche

La Loi sur le patrimoine culturel est ’une loi d’ordre public, c’est-à-dire à l’avantage de l’ensemble de la population, au-delà des intérêts privés. La notion de patrimoine immatériel et vivant vient de l’UNESCO dans le but de répertorier, protéger et promouvoir les connaissances et savoir-faire liés au patrimoine et aux traditions. Dans ce cas-ci, par exemple, les corporations ou ordres professionnels ne pourraient pas s’octroyer un acte réservé de prescription sur quelque chose qui est reconnu comme patrimonial. Nous trouvions important de faire cela au Québec pour l’usage des plantes médicinales, justement pour que cela ne fasse pas comme dans d’autres pays, où ’seuls les médecins et pharmaciens ont droite de prescrire et de vendre des plantes médicinales. La reconnaissance patrimoniale est une façon de faire reconnaître la valeur de l’utilisation des plantes médicinales dans toutes les sphères de la vie et d’en protéger l’accès pour tous.

Voici ce qui nous pousse à faire cette demande :

L’usage des plantes médicinales est un outil qui contribue à la santé de la population en général, et ce, depuis des milliers d’années. Facilement accessible pour tous, sécuritaire avec un minimum de connaissances, peu coûteuse, l’utilisation de plantes se fait souvent avec des produits locaux et se pratique avec les outils que l’on a dans notre cuisine. Ce qui en fait habituellement un choix écologique.

Notre histoire du Québec est remplie d’archives et d’anecdotes au sujet de l’utilisation des plantes médicinales. Dès l’arrivée des premiers colons, l’équipage de Jacques Cartier qui souffrait de scorbut a été sauvé par les Hurons grâce à des décoctions de pin blanc. Les plantes médicinales font toujours partie de la vie et de la culture des premières nations qui ont une grande connexion avec la nature et qui possèdent des connaissances à leur sujet provenant de leurs ancêtres. Elles étaient utilisées par les premiers colons, ainsi que par les sœurs hospitalières des Augustines qui étaient apothicairesses (base de la pharmacie actuelle). On peut rapidement s’apercevoir qu’il y a eu un métissage entre les connaissances d’Europe et celles d’Amérique.

L’usage des plantes médicinales est une médecine de première ligne qui peut aider à désengorger notre système de santé en misant sur la prévention. Ceci permettrait d’utiliser le système de santé pour s’occuper de cas plus graves pour lesquels l’herboristerie a moins d’outils.
Notre idéal : vivre dans une société dont les individus reconnaissent les qualités et limites de chaque profession, permettant de faire des choix éclairés, et que les diverses professions travaillent en partenariat et complémentarité dans le respect des forces de chacune.

Aussi, nous croyons que le fait de recevoir cette désignation pourrait :

  • Favoriser la connaissance, la protection, la mise en valeur et la transmission de ce précieux patrimoine culturel vivant du Québec;
  • Garder vivantes les connaissances sur l’utilisation des plantes médicinales d’hier à aujourd’hui, autant celles provenant des communautés autochtones que le savoir amené par les premiers colons;
  • Protéger la biodiversité végétale;
  • Assurer la pérennité d’entreprises et de thérapeutes sur le territoire québécois : thérapeutes (naturopathes, herboristes, phytothérapeutes, aromathérapeutes, etc.), ainsi que les entreprises de transformations, distribution, etc.
  • Selon la Loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel est défini comme « les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public » (article 2).

Le sondage et l’analyse des données

Après notre rencontre au bureau du ministère de la Culture en novembre 2014, nous avons entrepris de créer un sondage en ligne nous permettant ’de récolter des données factuelles réelles sur les savoir-faire, les connaissances et l’utilisation des plantes médicinales de la population québécoise. Données qui nous serviraient pour la demande de désignation auprès du ministère. Cette étape s’est terminée le 16 février 2015. ’En tout, 1096 personnes ont participé en répondant au sondage et 902 sondages furent dûment remplis. Les résultats sont très concluants pour notre démarche, c’est-à-dire que l’on y comprend que ce n’est pas seulement des thérapeutes qui utilisent les plantes pour se soigner, mais plutôt la plupart des gens, dans leur quotidien. On peut y constater que la grande majorité de nos répondants utilisent les plantes médicinales pour eux-mêmes et leurs proches. Les principales raisons de leur utilisation sont les suivantes : 79,18 % des gens ont répondu que c’est pour se soigner naturellement, 60,25 % des gens ont répondu que c’est pour leur autonomie alimentaire et médicale et 56 % en prévention. Pour ce qui est de la transmission des connaissances, les gens ont indiqué que le transfert de connaissances se fait surtout auprès de leurs amis et des membres de leur famille.

Finalement, la question sur les formes et les usages des plantes médicinales nous a permis de constater que toutes les formes sont utilisées selon le besoin ou les préférences.

Une pétition en ligne

De plus, nous avons lancé une pétition en ligne que nous avons soumise pour venir compléter la demande de désignation qui a été déposée en avril 2015.

Quelles sont les prochaines étapes?

Comme la demande n’a pas encore été entérinée par le ministre de la Culture du Québec, nous accumulons encore des lettres d’appui dans ce dossier. Nous les ferons parvenir dans un second temps au ministre de la Culture, lors de suivi dans ce dossier.

Les lettres d’appui

Il n’est donc pas trop tard pour appuyer le projet! En espérant pouvoir vous compter parmi les collaborateurs de ce projet. Peu importe votre occupation, votre appui en est un qui compte beaucoup!

Les gens sont invités à participer en nous faisant parvenir une lettre par courriel ou encore par la poste : 642, croissant des Trois-Lacs, Lantier, J0T 1V0. Vous pouvez télécharger un modèle de lettre que vous pourrez personnaliser. Cliquez sur le lien, pour télécharger un modèle de lettre d’appui (format .DOC).

Nous remercions infiniment tous les gens qui ont participé et qui participeront au projet. Nous vous tiendrons au courant des développements dans une prochaine édition de notre journal Terre de Vie et sur cette page. Une fois la demande déposée, la réponse du ministère peut prendre de quelques mois à plus d’un an.

Comité consultatif

En février 2018, le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) a mandaté une firme pour réaliser une analyse macrosectorielle des besoins en formation pour cinq (5) métiers du secteur des savoir-faire traditionnels artisanaux, dont l’herboristerie fait partie. Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque, est membre du comité consultatif pour ce projet.

Nous continuerons de mettre les développements au fur et à mesure sur cette page. Merci de votre intérêt et de votre participation!

 

CONTRIBUTION DANS LA COMMUNAUTÉ

L’Herbothèque contribue à la hauteur de ses moyens dans la communauté en donnant au comptoir alimentaire de la région et en répondant à des demandes spécifiques selon les besoins.

 

GUILDE DES HERBORISTES

Natacha Imbeault fait partie du Conseil des sages de la Guilde des herboristes. Elle a siégé à plusieurs reprises au conseil d’administration, ainsi qu’au comité de l’aile professionnelle de la Guilde des herboristes du Québec. À ce jour, elle a fait plus de 20 ans de bénévolat à la Guilde afin de faire rayonner l’herboristerie et œuvrer dans la communauté.