Ce qu’il faut savoir sur les semis intérieurs

C’est le temps se préparer et de faire les premiers semis intérieurs. Voici quelques étapes pour vous guider dans votre retour à la terre.

Établir un calendrier de semis

Il s’agit d’établir le bon moment pour faire vos semis. Pour certains, c’est surtout quand on a le temps. Oui, bien sûr ! On peut aussi planifier les semis selon le calendrier biodynamique, un calendrier qui se base sur les étoiles et la position de la lune, leurs influences sur la terre, la culture des végétaux, et les semis entre autres. Ce calendrier biodynamique permet d’établir la meilleure date pour faire les semis, selon les plantes qui seront cultivées.

L’utilité d’un calendrier biodynamique

Il s’agit d’un avantage bien qu’il ne soit pas nécessaire de l’utiliser pour réussir ses semis. Maria Thun, une adepte de la biodynamie, a beaucoup expérimenté à ce sujet et les résultats sont surprenants. Le calendrier biodynamique est utilisé pour déterminer les journées les plus propices pour semer les plantes selon les parties de plante utilisées. Les journées déterminées seront favorables au développement d’une partie ou d’une autre de la plante cultivée. Il faut donc identifier chaque plante et le moment propice au semis selon la partie de la plante que l’on veut utiliser : fruit, fleur, feuille ou racine (l’ail est considéré feuille selon le calendrier). Donc, si vous semez des tomates, vous voulez récolter des fruits. Il faut alors choisir des journées « fruit » pour les semis. Si vous semez de la marjolaine, ce sont les feuilles qui vous intéressent. Il faut donc choisir des journées « feuille » pour le semis. Si le sujet vous intéresse, je vous suggère comme livres les documents de références suivants :

Pratiquer la biodynamie au jardin, de Maria Thun

Stella Natura – Le calendrier agricole biodynamique, de Kimberton Hills

Même si vous ne désirez pas utiliser le calendrier biodynamique pour faire vos semis intérieurs, vous devez établir une liste des plantes à semer, le temps et la date pour réaliser ces semis. Pour cela, il faut tenir compte de chacune de vos plantes. Combien de semaines avant le dernier gel, dans votre région, doit-elle être semée?

 Faire une fiche sur chaque plante afin de mieux les connaître

Il vous faut donc faire un peu de recherche. Vous pouvez rédiger des fiches pour chacune de vos plantes, médicinales, ornementales ou potagères. Souvent, sur les enveloppes de graines achetées ou dans les catalogues de semences, vous pouvez trouver beaucoup d’informations sur la culture de la plante. Voici quelques indications pour vous aider à mieux connaître vos plantes et à bien compléter vos fiches.

Les types de plantes

Les vivaces
Rustiques

La plupart des vivaces rustiques doivent être parties assez tôt. Souvent, même parties très tôt, elles ne fleuriront pas la 1e année. Des vivaces rustiques plantées l’année même peuvent parfois donner une floraison décalée (qui n’est pas au moment habituel de la saison). Il faut qu’elles puissent s’installer et bien s’enraciner (exemple : arnica, cataire, échinacée, guimauve, hysope, mauve, mélisse, ortie). Elles pourront avoir besoin d’un paillis pour le protéger de leur premier hiver.

Non rustiques

Il faut les partir tôt et les considérer comme des annuelles. Elles devront être rentrées à l’intérieur à l’automne. Il faut les placer dans un lieu bien protégé avec un bon paillis. Parfois on peut les réchapper. Le romarin, par exemple, qui est une plante arbustive, ne fleurira pas en une année. Il ne donne pas de graines non plus car il ne survit pas à nos hivers même avec un paillis. Il a une zone de rusticité de 7-8. Notre climat est trop froid. La saison sans gel trop courte et la température hivernale trop froide.

Les annuelles
Rustiques

Ce sont les plantes qui poussent rapidement dans notre zone climatique (3-4-5), qui fleurissent et qui peuvent même donner des graines dans la saison. Elles meurent après avoir fait leurs graines. Il ne faut pas les partir trop tôt car elles manquent rapidement de place dans leur pot à l’intérieur. Il faut les rempoter. De plus, elle ont une vie plus courte. Des plantes parties trop tôt finissent par vivre un stress qui accélère leur maturité et leur montée en graines. Souvent, on peut les semer directement au jardin.

Non rustiques

Ce sont celles qui poussent vite mais qui ont besoin d’une saison plus longue avant leur floraison,  les plantes plus tropicales de zone 8-9-10-11. Elles peuvent fleurir mais ne peuvent pas nécessairement donner des graines à chaque année. Par exemple, le basilic qui est très sensible au froid ne produit ses graines qu’en serre ou lors d’étés exceptionnels si il a été parti assez tôt et à l’intérieur.

Les bisanuelles

Si on les part trop tôt, elle peuvent fleurir à la fin de l’été ce qui n’est pas l’idéal. Elles doivent fleurir la deuxième année pour donner leur plein potentiel de floraison et produire leur graines.

Les bulbes
Printanniers

La plupart du temps, il faudra retirer les bulbes de terre à l’automne et les conserver durant l’hiver.

Automnaux

La plupart du temps, les bulbes vivaces pourront passer l’hiver dans la terre.

Spéciaux

Ce sont des plantes comme l’ail qui sont vivaces mais qu’il faut traiter comme des bisannuelles. En effet, pour obtenir de l’ail bien formé en caïeux, il faut qu’elle vive une période de froid. La récolte se fait fin juillet (je vous redonnerai des indications plus tard en saison).

Les arbres et arbustes
Rustiques

Ce sont des arbustes et des arbres qui survivent bien à nos hivers québécois.

Non rustiques

Ils nécessitent une protection hivernale. Autrement,  ils ne passent pas l’hiver ou alors ils agissent comme des vivaces herbacées et n’arrivent pas à produire leur floraison, mais survivent et croissent durant l’été pour repartir à zéro le printemps suivant.

Pour les semis intérieurs

Il faut planifier les semis selon la rusticité des plantes et leur rapidité de croissance. C’est ainsi que l’on peut établir les dates des semis.

Voici certains critères à considérer :
• Le type de plantes : Annuelle – Bisannuelle  –  Vivace
• Le temps de germination des graines.
• La rapidité de croissance des plantules.

Il faut aussi préparer l’installation matérielle.
• Les contenants
• Terreau de semis
• Terreau de repiquage
• Terreau pour les boutures (si vous désirez en faire)

Test de germination

Parfois et si on a du temps pour le faire, il est bon de faire des tests de germination, et ce, pour la plupart des graines. Ces tests sont particulièrement intéressants pour certaines semences que vous avez récoltées vous-même ou pour les semences qui commencent à avoir de l’âge. Un test de germination peut vous donner plus d’assurance quant à la réussite des semis que vous ferez. Il faut quand même savoir que certaines plantes ont des graines qui demandent des soins spécifiques (voir plus loin) pour pouvoir germer. D’autres ont un taux de germination très bas. D’autres graines encore sont très lentes à lever et leur germination est très sporadique dans le temps. Il y a même des graines qui peuvent prendre jusqu’à deux ans pour germer!

Pour faire un test de germination, il faut compter entre 10 ou 25 graines (cela dépend de la quantité de graines que vous avez). Dans un essuie-tout, alignez les graines. Humidifiez l’essuie-tout avec un vaporisateur à eau. Roulez l’essuie-tout. Mettez-le par la suite dans un sac de plastique près d’une source de chaleur (environ 20 – 25 C). Vérifiez après quelques jours selon les graines et leur temps de germination. Comptez les graines germées (ex. : 9 sur 10 indique 90 % de germination; 22 sur 25 x 4 = 88 %).

Comment traiter certaines semences

Stratification

Il s’agit de stimuler le réveil des semences qui sont en dormance en leur faisant subir un changement de température dans un milieu humide à la noirceur, une sorte d’hiver artificiel.

La dormance est un processus qui existe chez plusieurs graines d’espèces tempérées et peut être comparée à un verrou de sécurité qui empêche la graine de germer aussitôt après la dissémination, même si les conditions pour sa germination sont réunies. Cela sert à éviter que les jeunes semis en fin d’automne, en l’absence d’une protection naturelle, ne gèlent à mort.

Pour arrêter cette dormance, il faut copier ce qui se passe dans la nature en appliquant une dose de froid ou une alternance de chaud et de froid à des graines suffisamment hydratées durant une période minimale. Tout cela pour abîmer le tégument et réveiller la semence. On utilise cette technique surtout pour les graines et les noix d’arbres et d’arbustes, mais certaines vivaces et quelques annuelles en ont aussi besoin pour germer. On met donc les graines dans de la vermiculite fine, dans un sac de plastique. On les humidifie légèrement et on les met soit au congélateur, soit au réfrigérateur. Il faut compter de 2 à 12 semaines de ce traitement selon les plantes. (exemple : l’arnica et l’échinacée angustifolia ne nécessitent pas le même temps de statification).

Trempage

Certaines graines ont besoin d’être trempées dans de l’eau chaude pour bien germer. Il faut les tremper de quelques heures à 24 heures.

Scarification

Elle consiste à abîmer le tégument de la semence en lui faisant une incision, une égratignure ou un sablage. Ceci facilite les entrées d’air et d’eau pour une bonne germination. La scarification remplace les étapes que la semence aurait subies à l’extérieur et qui auraient affaiblies le tégument. Certaines graines ont une écorce (tégument) très dure. Il  faut alors sabler les graines entre deux planches de bois recouvertes de papier sablier ou à la main, avec une lime, pour les grosses graines. Il existe aussi la méthode de trempage dans de l’acide sulfurique utilisée par les producteurs commerciaux mais c’est un produit dangereux à manipuler et toxique et c’est une technique que l’on évitera absolument en culture biologique. Il est aussi possible de faire tremper les graines dans de l’eau chaude pendant quelques heures pour amollir la surface de la graine.

Lumière

Certaines graines ont besoin de lumière pour germer. Les très petites graines ont habituellement besoin de lumière. Il faut alors les semer sur le terreau à semis préalablement humidifié et les placer sous une source de lumière. Pour les très petites graines, il faut délicatement vaporiser l’eau sur les semis pour éviter que les graines ne soient emportées par l’eau d’arrosage. Il y a des graines qui peuvent germer aussi bien avec ou sans lumière (exemple : les pavots et le thym).

Les plantes à croissance lente ou longue, à germination longue ou sporadique
Prenez en note les plantes plus difficiles à faire germer. Certaines plantes se reproduisent plus difficilement. Leurs graines germent plus lentement ou dans des conditions d’humidité, de température et de sol spécifiques. Parfois elles germent sporadiquement dans le temps. Une ici et là pendant plusieurs semaines. Cela peut aller jusqu’à 6 mois à 1 an ou plus long (exemple : arnica, échinacée angustifolia, gentiane, lavande, actée bleue, jusquiame).

Comment faire un semis intérieur, soins avant et après

On fait les semis intérieurs en serre ou sous éclairage artificiel ou au bord de la fenêtre.

Préparation

Préparer les contenants en les lavant à l’eau savonneuse (savon à vaisselle biodégradable).
Vaporiser avec une décoction de prêle diluée pour prévenir les maladies fongiques.Préparer le terreau à semis. Le terreau peut se faire avec :
• 1/3 de vermiculite fine
• 1/3 de mousse de tourbe tamisée
• 1/3 de sable lavé blanc pour les piscines

Préparer les bâtons pour identifier les semis.

Les semis, comment faire ?

Les graines sont prêtes à être semées. Il faut se trouver ou se fabriquer une boîte à semis qui évitera aux graines de différentes espèces et variétés de se mêler ensemble lors des arrosages qui, d’ailleurs, doivent être faits très délicatement. Un fois le terreau mis en place et juste avant le semis, vaporiser le terreau. Les graines qui ont besoin de lumière sont déposées sur le dessus du sol. Elles sont légèrement tassées sans plus. Elle sont revaporisées. La vaporisation d’eau doit se faire doucement pour ne pas que les graines semées glissent dans le sol à l’ombre.

Quantité

Il faut faire attention à la quantité de graines semées. Ce n’est pas parce qu’elles sont petites qu’elles ne germent pas bien. Il faut tenir compte des besoins et non vider l’enveloppe.
Il faut semer la quantité voulue et un peu plus car la plupart des graines germent rarement à 100%. Aussi, il faut en prévoir un peu plus pour repiquer un peu plus que les besoins car il y a toujours quelques pertes en cours de route.

Profondeur

En général, on recouvre les graines de substrat du double de l’épaisseur de la graine. C’est pourquoi on sème les grosses graines directement dans des pots plus gros.

Identification

Il faut bien identifier nos lignes de semis. Sur un bâton de bois ou des lattes récupérées de stores brisés, on inscrit :
• Le nom et la variété semée.
• La couleur de la fleur.
• La provenance et l’année

* Si on a des paquets des mêmes variétés de graines mais de sources ou provenances différentes, il est intéressant de pouvoir de comparer les résultats de germination selon les sources d’approvisionnement.

Feuilles de semis

Il faut aussi avoir des feuilles de semis pour indiquer certaines observations utiles à propos de la germination comme la date de la première germination par plante, des problèmes de fonte ou autre. Il s’agit d’une feuille de route pour les semis.

Semis spéciaux

Il s’agit de plantes qu’il faut semer dans des contenants spécifiques au départ, donc sans repiquage(exemple : marjolaine, thym, ricin, tournesol, etc.)
• Le thym est semé dans des contenants 4×4 en surface. Il faut éclaircir au besoin. On part le thym fin mars, début avril.
• La marjolaine est aussi semée directement dans des 4×4. Il ne faut mettre que 6 graines par carreau pour éviter l’éclaircissement le plus possible.
• Le ricin et le tournesol dans des pots de 6 ou 8 pouces selon la variété.

Les boutures

Certaines plantes ne se reproduisent pas bien ou trop lentement par les graines (exemple : romarin, estragon , géranium, plusieurs arbustes, busserole, saule). On utilise les belles tiges de feuilles.

Boutures dans le terreau

Il faut avoir conservé ou acheté des plants sains pour commencer les boutures. Il faut faire un mélange spécial de terreau pas trop léger et pas trop lourd (mousse de tourbe, terre, compost, vermiculite). Le drainage doit être bon. Il faut garder les boutures humides sans toutefois les faire pourrir. Il faut les couper avec un sécateur ou un couteau bien affûté et désinfecté à l’alcool. La coupe doit être bien nette. On peut les tremper le bout de la tige dans une poudre à enracinement. Il faut diminuer le feuillage pour éviter une trop grande évaporation et, bien sûr, enlever les fleurs ou les boutons de fleurs. On leur donne un éclairage non direct, la lumière sans soleil direct leur est préférable. On les vaporise régulièrement pour éviter la déshydratation des boutures. Les boutures peuvent être mises dans de petits contenants de 1 pouce X 1 pouce (2 cm x 2cm) et mises sous un plastique qui n’est pas complètement fermé pour permettre une certaine circulation d’air mais une évaporation modérée. Il faut être patient. L’enracinement des boutures peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines selon les plantes.

Boutures dans l’eau

Il y a beaucoup de plantes qui peuvent donner des boutures facilement si on les place directement dans l’eau (ex. : basilic, géranium, saule, etc.). Les plantes qui ne sont pas ligneuses (boisées) ont une facilité à donner des racines. Quand la bouture a suffisamment de racines, il est temps de la mettre en terre. C’est une opération délicate à effectuer si l’on ne veut  pas briser les racines habituées à vivre dans l’eau. Il faut donc y aller doucement.

Le repiquage

Si les graines sont semées dans un mélange stérile sans compost, il faut les repiquer aussitôt que les cotylédons (les premières petites feuilles) sont sortis. Si les graines sont semées dans un mélange avec compost, il faut les repiquer à l’apparition des deux vraies feuilles. Le repiquage se fait alors dans des contenants appropriés à leur croissance pour éviter d’avoir à les transplanter en cours de route si c’est possible. Cela leur évite un stress supplémentaire. Les plantules très petites sont repiquées à l’aide d’un crayon à mine ou autre objet qui permet de récupérer la plantule délicatement. Pour le repiquage en tant que tel, il faut au préalable faire un trou dans le terreau pour y glisser la racine jusqu’au bord des cotylédons ou des vraies feuilles selon le cas échéant. Il faut aussi identifier le pot, la caissette ou le contenant selon le cas. Sur la feuille-guide de semis, il faut indiquer le nombre des plants ainsi repiqués et indiquer si on a atteint notre objectif. C’est la partie émotionnellement difficile car lorsqu’il reste des plants, on veut en repiquer davantage mais attention! Petit plant deviendra grand! Mieux vaut repiquer moins de plantules et d’obtenir de beaux plants matures que d’avoir trop de plants qui n’arriveront pas se développer de façon optimale. Donnez vos surplus à vos voisins ou mieux faites des échanges. Pour tous les plants repiqués, il faut prévoir les nourrir, les arroser, mais d’abord leur trouver une place à l’intérieur et aussi à l’extérieur lors de la plantation.

Commande des plantes à racines nues

C’est le temps de commander les plantes à racines nues chez les pépiniéristes. Les plants de fraisiers, de bleuets, de framboisiers ou autres fruitiers peuvent être commandés pour avoir les variétés désirées et à un prix moindre qu’en terre.

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Johanne Fontaine

C’est en 1993 que Johanne a commencé son apprentissage en herboristerie avec Danièle Laberge et elle est toujours aussi touchée et émerveillée par la beauté, la générosité et l’efficacité des plantes. Elle enseigne depuis la fin des années 1990 et c’est une passion pour elle de faire découvrir l’univers fascinant du monde végétal. Elle a élaboré Les herbes enchantées, des jardins à visiter à Roxton Pond en Estrie où elle avait rassemblé plus d’une centaine de variétés disposées par plates-bandes thématiques. Pendant neuf années, elle a accueilli visiteurs, stagiaires et élèves dans ce lieu bucolique. Depuis 2006, elle travaille à l’Herbothèque où elle participe à la rédaction du matériel de cours et accompagne les étudiants dans leur démarche tout en continuant sa pratique d’herboriste thérapeute accréditée et de coach. Elle s’est impliquée dans les associations d’herboristerie au niveau provincial et fédéral. Elle est également poétesse et harpiste.

Catherine Lalonde

Catherine est convaincue que l’herboristerie est une solution pour l’avenir de la santé communautaire de même que celle de la planète; elle travaille à la promouvoir comme médecine de première ligne afin d’amener le plus de gens possible à découvrir cet art et à se l’approprier. Elle est l’auteure du cahier éducatif pour enfants, Monsieur Plantain. Catherine a enseigné et travaillé à l’Herbothèque de 2008 à 2020. Elle a participé à coécrire plusieurs cours offerts par l’Herbothèque. En 2016, elle a créé son entreprise, Sauvages & Cultivées, qui se spécialise dans la production de plantes séchées et de produits variés. Depuis septembre 2020, elle se consacre au rayonnement de son entreprise.

Anne Vastel

Anne pratique l’herboristerie depuis plus de quinze ans et accompagne des personnes atteintes du cancer du sein depuis les débuts de sa pratique. Elle a fait des formations complémentaires en Colombie-Britannique auprès de Chanchal Cabrera et aux États-Unis auprès de Donald Yance pour approfondir ses connaissances de la maladie et des plantes médicinales. Elle se spécialise aussi dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Lyme. Ces années de pratique lui permettent aujourd’hui de partager ses expériences avec vous afin que vous ayez plus de réponses à vos questions et que vous puissiez faire des choix qui vous conviennent. Anne se passionne aussi pour la médecine chinoise.

 

Natacha Imbeault

Enfant, elle a passé des heures à explorer la nature qui la fascinait. Les plantes et la santé naturelle sont depuis 1988 dans la vie de Natacha. Depuis janvier 2002, elle est copropriétaire et directrice de l’Herbothèque inc. Ses fonctions l’ont amenée à suivre diverses formations en gestion des affaires et en marketing. Natacha s’occupe du développement, de l’approche pédagogique des formations et dirige l’équipe, en plus de participer à la rédaction et à la mise à jour de documents académiques.

Éveilleuse, maitre herboriste, thérapeute multidisciplinaire en médecine naturelle et croissance personnelle, maitre reiki (depuis 1994), elle est entrepreneure, enseignante, chroniqueuse et conférencière. Elle œuvre dans le milieu de la santé naturelle depuis 1991 et depuis 1995 comme herboriste. Elle fait partie du Conseil des Sages de la Guilde des herboristes. Elle a siégé à plusieurs reprises au conseil d’administration, ainsi qu’au comité de l’aile professionnelle de la Guilde des herboristes du Québec. Elle est elle-même Herboriste thérapeute accréditée par l’aile professionnelle de la Guilde.

En plus de ses compétences entrepreneuriales, elle a comme thérapeute une approche holistique et un coffre à outils diversifié : reiki, herboristerie, naturopathie, élixirs floraux, alimentation, approche psychospirituelle, PNL, outils d’interventions TRIMA, formation en rite de passage, médecines énergétiques, médecine traditionnelle et plus encore.

Passionnée par la vie et la santé sous tous ses aspects, c’est pour elle une joie et un privilège d’accompagner l’autre dans son chemin vers la guérison, une plus grande connaissance de lui-même et de la vie qui nous nourrit. Femme médecine, elle porte et transmet la sagesse et les bienfaits de la terre et de la nature.

Son but premier, à travers tous les contacts et les enseignements qu’elle offre, est de transmettre son profond amour et son grand respect pour toutes formes de vie, dans le but d’éveiller en chacun un amour et une passion sans limites pour soi, les autres et la vie.