Cultiver et transformer les échinacées

Les échinacées au jardin

Tout d’abord, il y a certaines distinctions à faire dans le mode cultural des différentes échinacées. Les variétés E. angustifolia et E. pallida se cultivent de la même façon alors que la E. purpurea se cultive différemment et est aussi plus facile à faire pousser.

Stratification des semences d’échinacées

Pour les deux premières variétés, une stratification est obligatoire. On procède d’une des façons suivantes : 1) Mettre le sachet de semences au congélateur 2 à 3 semaines minimum et faire un semis classique; 2) Semer les graines dans de la vermiculite et mettre au frigo 2 à 6 semaines; ou 3) Faire un semis direct dans une parcelle qui lui est destinée à l’automne et laisser Dame nature faire le travail. Cette dernière technique est la plus simple, mais c’est aussi celle qui a le moins bon taux de germination, car les graines sont à la merci des prédateurs et de différentes moisissures.

Pour ce qui est de la variété E. purpurea, la stratification n’est pas nécessaire. On peut donc semer directement sans passer par ce processus.

Les plants d’échinacées au jardin

Une fois cette étape faite, on prend soin de tous les bébés échinacées de la même façon, c’est à dire comme de tout autre semis intérieur. Si on stratifie à l’intérieur, on sème de 6 à 8 semaines avant le dernier gel. La croissance n’est pas super rapide et c’est normal. C’est une plante qui reste relativement petite la première année. Au jardin, on adapte la distance entre les plants en fonction de la variété cultivée. Se fier à l’information sur le sachet de semences. Privilégier un sol fertile, sableux et surtout bien drainé.

La récolte des échinacées

Comme ce sont les racines qui nous intéressent ici, la récolte se fait idéalement à l’automne quand l’énergie de la plante retourne aux racines. Dans les cas des échinacées, pas de récolte partielle, c’est la racine centrale qui est la plus belle. On attend un minimum de trois ans avant de récolter nos précieuses racines, mais on arrache le plant au complet. Lors de la récolte, il faut travailler le sol avec précaution afin de ne pas endommager les racines.

La fleur peut aussi être récoltée lorsqu’elle est bien ouverte.

Transformer les échinacées

Une fois nos racines bien lavées et sèches au toucher (et non séchées), il est possible d’en faire un concentré liquide dans un ratio de :

– 1:4 dans le vinaigre de cidre à 9 % d’acide acétique

– 1:5 dans l’alcool à 40 %.

Séchage des racines d’échinacées

Pour ce qui est du séchage, comme l’échinacée perd une partie de ses propriétés lorsqu’on la sèche, on essaie de la travailler fraîche le plus possible. Si toutefois vous désirez la déshydrater, cela se fait à 40 °C et on ne coupe pas en de trop petits morceaux afin de conserver un maximum de propriétés médicinales.

Séchage des fleurs d’échinacées

Pour ce qui est de la fleur, comme le cœur est très gros, il faut couper celui-ci en deux pour assurer un séchage complet et éviter qu’il ne moisisse. Une température de 30 à 35 °C environ donne de beaux résultats.

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Johanne Fontaine

C’est en 1993 que Johanne a commencé son apprentissage en herboristerie avec Danièle Laberge et elle est toujours aussi touchée et émerveillée par la beauté, la générosité et l’efficacité des plantes. Elle enseigne depuis la fin des années 1990 et c’est une passion pour elle de faire découvrir l’univers fascinant du monde végétal. Elle a élaboré Les herbes enchantées, des jardins à visiter à Roxton Pond en Estrie où elle avait rassemblé plus d’une centaine de variétés disposées par plates-bandes thématiques. Pendant neuf années, elle a accueilli visiteurs, stagiaires et élèves dans ce lieu bucolique. Depuis 2006, elle travaille à l’Herbothèque où elle participe à la rédaction du matériel de cours et accompagne les étudiants dans leur démarche tout en continuant sa pratique d’herboriste thérapeute accréditée et de coach. Elle s’est impliquée dans les associations d’herboristerie au niveau provincial et fédéral. Elle est également poétesse et harpiste.

Catherine Lalonde

Catherine est convaincue que l’herboristerie est une solution pour l’avenir de la santé communautaire de même que celle de la planète; elle travaille à la promouvoir comme médecine de première ligne afin d’amener le plus de gens possible à découvrir cet art et à se l’approprier. Elle est l’auteure du cahier éducatif pour enfants, Monsieur Plantain. Catherine a enseigné et travaillé à l’Herbothèque de 2008 à 2020. Elle a participé à coécrire plusieurs cours offerts par l’Herbothèque. En 2016, elle a créé son entreprise, Sauvages & Cultivées, qui se spécialise dans la production de plantes séchées et de produits variés. Depuis septembre 2020, elle se consacre au rayonnement de son entreprise.

Anne Vastel

Anne pratique l’herboristerie depuis plus de quinze ans et accompagne des personnes atteintes du cancer du sein depuis les débuts de sa pratique. Elle a fait des formations complémentaires en Colombie-Britannique auprès de Chanchal Cabrera et aux États-Unis auprès de Donald Yance pour approfondir ses connaissances de la maladie et des plantes médicinales. Elle se spécialise aussi dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Lyme. Ces années de pratique lui permettent aujourd’hui de partager ses expériences avec vous afin que vous ayez plus de réponses à vos questions et que vous puissiez faire des choix qui vous conviennent. Anne se passionne aussi pour la médecine chinoise.

 

Natacha Imbeault

Enfant, elle a passé des heures à explorer la nature qui la fascinait. Les plantes et la santé naturelle sont depuis 1988 dans la vie de Natacha. Depuis janvier 2002, elle est copropriétaire et directrice de l’Herbothèque inc. Ses fonctions l’ont amenée à suivre diverses formations en gestion des affaires et en marketing. Natacha s’occupe du développement, de l’approche pédagogique des formations et dirige l’équipe, en plus de participer à la rédaction et à la mise à jour de documents académiques.

Éveilleuse, maitre herboriste, thérapeute multidisciplinaire en médecine naturelle et croissance personnelle, maitre reiki (depuis 1994), elle est entrepreneure, enseignante, chroniqueuse et conférencière. Elle œuvre dans le milieu de la santé naturelle depuis 1991 et depuis 1995 comme herboriste. Elle fait partie du Conseil des Sages de la Guilde des herboristes. Elle a siégé à plusieurs reprises au conseil d’administration, ainsi qu’au comité de l’aile professionnelle de la Guilde des herboristes du Québec. Elle est elle-même Herboriste thérapeute accréditée par l’aile professionnelle de la Guilde.

En plus de ses compétences entrepreneuriales, elle a comme thérapeute une approche holistique et un coffre à outils diversifié : reiki, herboristerie, naturopathie, élixirs floraux, alimentation, approche psychospirituelle, PNL, outils d’interventions TRIMA, formation en rite de passage, médecines énergétiques, médecine traditionnelle et plus encore.

Passionnée par la vie et la santé sous tous ses aspects, c’est pour elle une joie et un privilège d’accompagner l’autre dans son chemin vers la guérison, une plus grande connaissance de lui-même et de la vie qui nous nourrit. Femme médecine, elle porte et transmet la sagesse et les bienfaits de la terre et de la nature.

Son but premier, à travers tous les contacts et les enseignements qu’elle offre, est de transmettre son profond amour et son grand respect pour toutes formes de vie, dans le but d’éveiller en chacun un amour et une passion sans limites pour soi, les autres et la vie.