Le mois de décembre – le joyeux temps des fêtes

Au jardin, le mois de décembre nous apporte une touche de blancheur. En effet, habituellement, on s’attend à voir venir la neige à ce temps de l’année.  Le sol gèle en permanence, c’est-à-dire le jour comme la nuit. Parfois, la neige hâtive empêche le sol de geler ou du moins le protège. Si les gels sont là et qu’il n’y a pas de couverture de neige, certaines plantes vivaces, plus fragiles ou à la limite de leur zone climatique, peuvent en souffrir. C’est pourquoi, on leur met un paillis de feuilles mortes ou de foin. Si ce n’est pas déjà fait, il est encore temps de le faire. S’il y a déjà une bonne couche de neige, alors ce n’est pas nécessaire. S’il y a un redoux et que la neige disparaît, alors les plantes auront besoin de ce couvert. C’est pourquoi il vaut mieux le faire avant les neiges. Bon, voilà, en décembre, le plus gros des travaux de jardinage extérieur est maintenant achevé. Il ne nous reste que quelques petits soins à apporter à nos vivaces, nos arbustes et nos arbres durant l’hiver.

Soins aux arbres et arbustes

– Secouez les arbres et arbustes lorsqu’ils sont pleins de neige pour éviter qu’ils ne se cassent. S’ils sont verglacés et que la glace n’est pas trop épaisse, vous pouvez la casser délicatement, pour les redresser.

– Taillez les grands arbres qui en ont besoin.

– Vous pouvez placer toutes les protections hivernales, si ce n’est déjà fait, sur les vivaces qui en ont besoin.

– Placez les clôtures à neige et liez les branches des arbustes contre le poids de la neige. Emballez-les avec de la toile de jute ou une membrane géotextile.

– Placez les cônes à rosiers au début du mois ou aussitôt que le sol commence à geler toute la journée.

Les pelouses

– Évitez de stationner des véhicules automobiles sur la pelouse durant l’hiver. Sinon celle-ci gèlera et mourra. Vous aurez ainsi des plaques de pelouse à remplacer.

– Utilisez des sels à déglacer qui n’abiment pas les plantes, et qui sont plus écologiques, plutôt que le sel habituellement utilisé, cela est plus efficace et empêchera la pelouse et les plantes de chaque côté des allées et du stationnement de jaunir et même de mourir.

– Ne faites pas de patinoire sur la pelouse, cela la fera geler et mourir.

Un peu de repos

Les travaux de jardinage si intensifs de l’été font place à un repos bien mérité. Je crois que le mois de décembre est LE mois de l’année où le jardinier laisse la nature à elle-même. C’est un temps où il faut, malgré l’enthousiasme et la passion, laisser aller les choses. C’est le temps de se reposer. Le repos est d’autant plus important à ce temps de l’année que les journées dans notre latitude sont les courtes. Si nous sommes à l’écoute de notre corps, qui, lui est en symbiose avec les rythmes de la nature, nous avons un plus grand besoin de sommeil et de repos. Parfois nous n’en sommes pas conscients, trop afférés dans notre tête à planifier et à nous activer dans la stimulation incessante de notre civilisation. Pour les nostalgiques et pour les personnes qui ont rentré certaines plantes extérieures à l’intérieur, le jardinage continue…dans la maison. Voici donc quelques petits conseils ou trucs pour les aider à passer l’hiver avec nous.

Les besoins des plantes d’intérieur

Les plantes ont des besoins de base essentiels à leur survie.

– La lumière sert d’énergie pour métaboliser l’eau, les sucs nutritifs et le gaz carbonique de l’air pour nourrir et faire pousser la plante.

Selon le type de plantes, l’intensité et la durée de l’éclairage nécessaire est très variable. La température gère l’activité de la plante, ses périodes de croissance, sa floraison, sa fructification et sa période de dormance. Chaque plante a ses températures de jour et de nuit idéales, ainsi que ses variations de température saisonnière nécessaires pour compléter son cycle de croissance. Les tiges servent de réseau de transport des éléments nutritifs du sol et de l’eau vers les feuilles ainsi que des sucs et de l’amidon élaborés par le feuillage pour nourrir ses branches, son tronc et ses racines.  Le sol nourrit la plante avec ses minéraux nutritifs et l’eau, puis sert d’ancrage pour éviter son déplacement par les intempéries. Évidemment, ce n’est pas le cas dans la maison. Il faut toutefois que la plante ait suffisamment de terre pour pouvoir « s’agripper » et supporter le poids de son feuillage et ses tiges.

La terre des plantes d’intérieur

La terre est un élément vital pour les plantes. La tendance générale est d’utiliser n’importe quel type de sol pour n’importe quel type de plantes en se disant que de la terre c’est seulement de la terre. Les plantes en pots ont une quantité limitée de terre dans un espace restreint. Donc, cette terre doit être de très bonne qualité pour justement apporter à la plante tout ce qu’elle a besoin dans son pot. Le rôle de la terre est de fixer la plante dans le sol et de la nourrir. Le poids du pot et de la terre doit être suffisant pour bien soutenir la plante sans qu’on la retrouve continuellement déracinée ou couchée sur le côté. Pour les grosses plantes, il faut un pot suffisamment gros et lourd pour qu’elles ne se déracinent pas, ni ne fassent tomber le pot à la renverse.

La nourriture des plantes d’intérieur

Comme tous les êtres vivants, les plantes doivent se nourrir. En fait, c’est à nous de les aider à se nourrir. La plante va chercher sa nourriture dans l’eau, l’air, la lumière et le sol.

– L’eau dissout les minéraux du sol et les rend accessible à la plante.

– L’air fournit le gaz carbonique (CO2) qui est converti dans les tissus de la plante en glucose et en amidon. L’air fournit aussi l’azote qui est transformé dans le sol par l’action des bactéries. L’azote, c’est la protéine des plantes.

– La lumière favorise la photosynthèse de la plante. La photosynthèse est un processus chez les plantes à feuillage vert qui, par l’énergie de la lumière, transforme le gaz carbonique (CO2) en glucose et en amidon, sources de nourriture et d’énergie pour la plante. La plante rejette par la suite de l’oxygène (O2) dans son environnement, un déchet pour elle. Ce déchet pour la plante est bon pour nous, les humains, qui en avons justement besoin.

– Le sol, le terreau contient les minéraux et retient l’eau et ainsi pourra nourrir la plante à partir de ses racines.

La fertilisation

Déjà dans leur pot depuis le mois de septembre, les plantes sont déjà adaptées à leur nouveau milieu de vie, à l’intérieur. Elles doivent fait face au chauffage artificiel et à la diminution de la lumière dans nos maisons. Comme les plantes d’intérieur ne peuvent se nourrir qu’avec ce que contient le pot, il va falloir tôt ou tard fertiliser, nourrir la plante à travers le sol afin d’éviter l’épuisement du sol. Tant que les journées raccourcissent, donc particulièrement en décembre, il vaut mieux éviter de trop fertiliser. Certaines plantes exotiques d’intérieur vont tout de même aimer être fertilisées en autant qu’elles retrouvent leurs conditions de vie qui leur sont nécessaires et habituelles (température et éclairage). Les plantes des pays chauds aiment la chaleur et ont besoin d’au moins 12 heures de lumière directe ou indirecte selon leurs besoins propres. Chaque plante a son régime, son besoin nutritionnel spécifique. La plupart du temps, on nous vend des engrais liquides ou granulaires avec trois chiffres comme 21-11-11  ou 15-30-15 ou N-P-K. (Ces engrais avec des chiffres élevés ne sont pas naturels.)

– Le premier chiffre représente l’azote (N) qui favorise la croissance et garde les plantes bien vertes.

– Le deuxième le phosphore (P) qui favorise et stimule la floraison.

– Le troisième le potassium (K) qui favorise les racines, les fruits et la résistance aux maladies, aux parasites. Il renforce la plante.

Il existe maintenant de tels engrais naturels, mais les chiffres sont moins élevés et ils vont souvent s’identifier comme Guano, ou émulsion d’algues ou de poissons, etc. Le compost est un bon engrais naturel. Les cactus et plantes grasses ont horreur de l’azote (N)- le premier chiffre), cela les fait pourrir. Les violettes et les plantes acidophiles d’intérieur ont besoin de plus de phosphore (P – le deuxième chiffre) pour fleurir. Les plantes vertes ont besoin de plus d’azote (N – le premier chiffre). Pour ma part, je préfère fabriquer moi-même mes fertilisants. Parfois, je dois expérimenter mais, avec une bonne observation, cela donne de bons résultats. J’utilise des feuilles d’ortie, de consoude (que j’ai séchées pour me faire des purins durant l’hiver) pour obtenir surtout de l’azote, mais aussi d’autres minéraux qui sont en moindres quantités mais essentiels, tout de même. L’azote, c’est les protéines, le vert pour la plante. Les plantes dites gourmandes en ont un plus grand besoin. Le purin de compost est aussi très utile.

Si vous fertilisez régulièrement, vous n’aurez jamais à rempoter vos plantes sauf pour grossir le pot selon la croissance de la plante. Les plantes d’intérieur peuvent vivre dans la même terre presque indéfiniment si vous leur ajoutez régulièrement des engrais ou fertilisants adaptés. Le rempotage n’a souvent pour effet que de les déranger. Sans engrais ou fertilisants, une plante en pot épuise complètement le sol en moins de 6 mois.

L’éclairage des plantes

La lumière est un besoin de base essentiel à la survie des plantes. En hiver, particulièrement en décembre, l’intensité et la durée de la lumière diminuent considérablement sous notre latitude (au Québec). L’intensité peut être 3 à 5 fois moindre en hiver qu’en été à cause de l’oblicité des rayons du soleil. Parce que la longueur du jour est deux fois moindre en décembre qu’en juin, les plantes reçoivent deux fois moins longtemps de lumière. Ces deux éléments mis ensemble font que les plantes reçoivent dix fois moins d’énergie lumineuse en hiver qu’en été. L’intensité lumineuse varie aussi en fonction de votre maison et de l’endroit où vous mettez votre ou vos plantes. Ainsi l’orientation de la fenêtre, la distance de la fenêtre et l’emplacement de la plante dans la pièce vont avoir un impact sur l’intensité lumineuse qui va parvenir à la plante.

– L’intensité très forte est obtenue dans une serre ou directement devant une fenêtre située au sud.

– L’intensité forte est obtenue directement devant une fenêtre, peu importe son orientation.

– L’intensité tamisée est obtenue à un mètre devant une fenêtre, peu importe son orientation.

– L’intensité réduite est obtenue à plus de 2 mètres devant une fenêtre, c’est la zone des plantes à feuillage.

– L’intensité faible c’est partout ailleurs dans la pièce et dans les coins de chaque côté des fenêtres.

Le spathiphyllum est la seule plante d’intérieur à fleurs qui tolère l’éclairage faible. Sous une intensité lumineuse réduite, vous retrouvez les achimènes, les anthuriums, les bégonias, les bromélias, les cactus de Noël et de Pâques, les clivias, les impatientes, les streptocarpus et les violettes africaines. Les plantes de lumière tamisée sont les allamandas, les beloperones, les calcéolaires, les cinéraires, les crossandras, les cyclamens, les cactus, les épiscias, les gloxinias, les orchidées. Les plantes qui ont besoin de plein soleil sont les bougainvillées, les callistemons, les cactus, les lauriers, les fleurs de passion, les géraniums, les poinsettias, les rosiers, les strelitzia. Et dans les plantes médicinales que vous avez rentrées comme le romarin, la verveine citronnelle ou un plant de ciboulette ou si vous avez reparti du basilic, de la sarriette, du thym, de la marjolaine, vous aurez besoin du plein soleil.

L’éclairage artificiel

Compte tenu du manque de lumière dans nos maisons l’hiver, un des grands problèmes que nous rencontrons dans la culture des plantes à l’intérieur est l’insuffisance de lumière pour une croissance optimale. Les jours courts de l’automne et de l’hiver en sont la première cause. Il y a, à peine, 8 heures de clarté durant cette période quand il fait soleil. Les fenêtres trop petites ou trop éloignées de nos maisons en sont la seconde cause.

Il est possible de remédier à ce manque de lumière avec un éclairage artificiel d’appoint ou total. Il faut cependant respecter certaines règles essentielles à la santé de nos plantes. Comme nous, une plante a besoin de dormir. L’éclairage total, naturel et artificiel, ne devrait jamais dépasser plus de 17 heures par jour pour une période prolongée. Un sommeil de 8 heures par jour leur est essentiel et bénéfique. Un éclairage idéal se situe, en général, entre 14 et 16 heures par jour. Moins de lumière provoquera un étiolement des plantes et des carences. Rappelez-vous que la lumière favorise la photosynthèse. Comme pour les fenêtres, la distance des sources lumineuses est important, cependant cette distance varie selon le type de lampe utilisée; les fluorescents sont efficaces à une distance de 3 à 30 cm (1 à 12 po), même si c’est la meilleure qualité de lumière que vous pouvez donner à vos plantes.  Les ampoules et « spots » incandescents ainsi que l’éclairage halogène dégagent beaucoup de chaleur et peuvent brûler les plantes. Celles-ci devraient être distancées de 60 à 120 cm (2 à 4 pi) selon la force de l’ampoule. Les luminaires au sodium sont l’idéal pour une forte intensité lumineuse à une distance de 1 à 5 mètres (3 à 15 pi). La qualité de la lumière émise par une source artificielle n’est pas la même pour tous les types de luminaires. Les lampes incandescentes et halogènes contiennent beaucoup de lumière rouge, d’où le fort dégagement de chaleur, mais contiennent peu de couleur bleue ou violette.

Donc si une plante est cultivée uniquement sous un éclairage artificiel incandescent ou halogène, elle fleurira bien mais sa croissance générale sera déficiente. Les tubes fluorescents sont ceux qui offrent le meilleur spectre lumineux dans toutes les couleurs, mais ceux-ci devront être à moins de 12 pouces pour être vraiment efficaces. De plus les tubes fluorescents s’épuisent rapidement après 8 mois d’utilisation, d’où la nécessité de les changer à tous les ans même si ceux-ci éclairent encore. Vous pouvez aussi ajouter des ampoules incandescentes de faible intensité (25 ou 40 watts) aux tubes fluorescents pour une meilleure floraison. Les luminaires au sodium sont les champions pour la culture des plantes. Quoique dispendieux à l’achat, ils sont économiques parce que les lampes durent 4 à 5 ans sans diminuer d’intensité de façon notable. Ce n’est donc pas pour rien que les producteurs en serre utilisent uniquement des lampes au sodium. Une plante cultivée sous un éclairage au sodium est d’un vert intense avec un port trapu. La seule carence est le manque de couleur rouge, d’où une faible floraison avec un beau feuillage. Par rapport à leur consommation d’électricité, toutes les lampes n’ont pas la même efficacité.

– Les ampoules incandescentes sont énergivores; elles donnent 17 % de lumière et beaucoup de chaleur.

– Les lampes halogènes performent mieux avec 35 % d’efficacité environ.

– Un tube fluorescent neuf est efficace à 80 % mais son efficacité diminue à moins de 50 % après un an.

– Les lampes au sodium atteignent plus de 90 % d’efficacité, même après 4 ou 5 ans.

Pour vous aidez à faire un choix vous devez tenir compte de votre besoin et de votre budget. Pour ma part, à petite échelle, dans une maison, vous pouvez utiliser des lumières incandescentes ordinaires et des fluorescents « Blanc froid » et « Blanc chaud » en tubes. Mettez vos plantes côté sud ou est à une distance appropriée aux besoins de votre plante. Durant la période plus sombre de l’année, fertilisez au minimum. Arrosez peu et ne surchauffez pas la pièce où elles se trouvent. Le romarin aime la lumière intense, mais la température fraîche (10-12 °C) au moins la nuit.

Les plantes d’intérieur faciles

Il y a des plantes qui résistent tellement au manque d’entretien que l’on pourrait croire qu’elles aiment la misère.

– Pour les endroits peu éclairés, à peine une ombre légère lorsque l’on passe la main, les champions sont l’aspidistra, l’aglaonéma, l’asperge, le chlorophytum, le pittosporum, le spathiphyllum et la sansevière. Quoi qu’elles apprécient un bon éclairage sans soleil direct, elles peuvent végéter plusieurs mois, comme en pénitence dans leur coin sombre, dans un sol relativement sec, bien que l’aglaonéma et le spathiphyllum aiment un sol constamment humide.

– Les plus résistantes sont sans nul doute l’aspidistra et les sansevières. L’aspidistra possède des feuilles vert foncé, oblongues, allongées et pointues qui sortent du sol à partir d’un rhizome souterrain. La sansivière, aussi appelée langue de belle-mère, ressemble à des glaives épais et caoutchoutés qui sortent du sol en rosette. L’important à retenir pour conserver longtemps toutes ces plantes résistantes est de conserver le sol plutôt sec : sauf l’aglaonéma et le spathiphyllum qui aiment un sol légèrement humide en tout temps, il ne faut les arroser que les jours de fort éclairage, par exemple lorsqu’il fait soleil dehors.

Ne les fertilisez que 3 ou 4 fois par année, soit le printemps et l’été. De plus à chaque fertilisation, il est conseillé de les déplacer sous un éclairage plus intense pour une couple de semaines, le temps que la plante digère son engrais et ensuite les retourner dans leur coin. Les dieffenbachias, les ficus, les dracaenas et les palmiers peuvent résister au manque de soins, même ils préfèrent que vous ne vous en occupiez pas trop. Ils demandent cependant plus de lumière mais pas de soleil direct. Les plantes grimpantes ou en jardinières suspendues, les plus résistantes au manque de lumière, d’arrosage et de soins généraux sont les lierres anglais, les pothos, les philodendrons et les syngoniums. Tous vont végéter le temps que vous les négligez, mais ils se remettront à pousser dès que la lumière, l’arrosage et la fertilisation se font plus abondants. Lorsque les tiges se dégarnissent à partir du pot, il suffit de les tailler légèrement ou de ramener le bout feuillé dans le pot, il s’y enracinera. Pour laver les plantes, passez sur les feuilles un linge doux et humide sans aucun savon ni produit chimique; surtout pas de lait. Une éponge fait aussi l’affaire. Une bonne douche dans le bain, à l’eau tiède, est encore mieux, au moins une fois par saison. Il est important de très peu arroser les plantes en dormance sous un faible éclairage, sinon elles vont pourrir. La principale cause de mortalité chez les plantes d’intérieur est l’excès d’arrosage sous un faible éclairage. Parfois le sol semble sec mais ce n’est qu’en superficie. Mettez votre doigt dans le sol ou un bâtonnet pour vérifier.

Les insectes

Les insectes peuvent aussi être nuisibles à nos plantes de maisons à cause de l’absence de prédateurs pour les contrôler.

– L’insecte le plus nuisible est l’araignée rouge, petite comme une pointe d’aiguille, elle se multiplie rapidement par millions, voire par milliards. Sa présence est suspectée par le pâlissement, la chute des feuilles, puis le rapetissement des nouvelles pousses. L’araignée rouge se nourrit de la sève des plantes et finit par les faire mourir. Des vaporisations fréquentes d’eau et un bon lavage au savon insecticide les contrôlera facilement.

– Un autre insecte est la cochenille, cette petite bestiole cotonnée qui se loge sur les tiges et le dessous des feuilles. Le seul traitement vraiment efficace est le lavage fréquent au savon insecticide qui dissout le cocon ouaté qui la protège, puis la tue. Si vous avec beaucoup de patience, vous pouvez tuer les cochenilles, une à une avec un coton-tige imbibé d’alcool à friction. C’est souvent la seule solution pour les plantes sensibles aux insecticides comme les violettes africaines.

– Pour la plupart des autres insectes comme les pucerons, le savon insecticide et les pyréthrines sont efficaces.

Les températures de culture des plantes d’intérieur

Chaque plante a ses températures de culture idéales pour le jour et pour la nuit, ainsi ses variations saisonnières de culture pour compléter son cycle de croissance et de vie.  La zone climatique d’origine des plantes d’intérieur détermine donc ses températures de culture. Les plantes de zones froides exigent une période de repos au froid, autour du point de congélation, telles que les vivaces fragiles d’un zonage proche de celui de votre région et les bulbes. Les plantes de zones tempérées demandent une période de repos avec une baisse hivernale des températures, mais pas nécessairement du gel. Le romarin et le vitex en sont de bons exemples. Les plantes de zones chaudes demandent peu ou pas de période de repos sauf parfois une période de sécheresse. Une légère baisse nocturne des températures peut cependant leur être bénéfique, au maximum de 2 à 3 degrés Celsius. Elles aiment une température assez chaude à l’année. Les plantes de zones chaudes demandent peu ou pas de période de repos sauf parfois une période de sécheresse. Les plantes qui exigent une période de dormance au froid sont les bulbes tels que les tulipes, les jonquilles, les jacinthes, les crocus et autres bulbes à forçages par le froid. La période de dormance qui est d’au moins deux mois peut se faire dans un réfrigérateur ou dans un caveau sous la neige et la paille. Les plantes qui exigent une période de dormance avec une baisse hivernale des températures sont les cactus, les cactus de Noël et de Pâques, les cyclamens, les rosiers, les plantes grasses, les azalées, les cyclamens, certains orchidées, les clivias, les gardenias, les hibiscus, les kalanchoes, les nériums. La période de dormance au froid est souvent suivie d’une floraison abondante voire spectaculaire. Les plantes qui exigent une période de dormance par la sécheresse sont les amaryllis, certains orchidées, cactus et plantes grasses.

Le temps des fêtes

Et si décembre est le mois du repos du jardinier, c’est aussi un temps de retrouvailles et de fêtes!

Le poinsettia

En cette période particulière de l’année, je ne peux pas passer à côté d’une plante typique du temps des Fêtes, le poinsettia. Le poinsettia est la plante emblème de Noël. Ce qui est coloré n’est pas une fleur, mais bien des feuilles qui entourent les fleurs insignifiantes en forme de petites boules au centre des bractées colorées. Quelqu’un qui sait bien s’occuper de son poinsettia pourra le conserver coloré jusqu’à pâques et même plus.

Le poinsettia (Euphorbia pulcherrina), malgré qu’il soit originaire du Mexique où ses fleurs sont considérées comme sacrées, est très utilisé durant le temps des Fêtes au Québec. Il nous rappelle vraiment ce temps de l’année.

Depuis les années 1970, un grand nombre de nouvelles variétés ont été développées pour mieux s’adapter aux conditions de culture à l’intérieur. Aujourd’hui, tous les poinsettias cultivés sont des hybrides et des cultivars améliorés. Chaque année, les grandes multinationales en horticulture mettent au point des nouvelles variétés. Les poinsettias à bractées rouges sont ceux qui sont le plus proche du poinsettia d’origine.

Pour conserver votre poinsettia longtemps, il suffit de le placer dans un endroit bien éclairé loin des rayons directs du soleil et de l’arroser avec modération, seulement lorsqu’il a besoin d’eau. Lorsque les bractées colorées sont tombées, vous pouvez le cultiver comme une plante verte décorative. La plante est alors arrosée régulièrement toujours sans excès jusqu’à ce qu’elle perde tout son feuillage. Alors le poinsettia est taillé à 10 centimètres du sol. La plante est conservée à la fraîche et à la noirceur, sans eau pour sa période de dormance annuelle (quelques semaines).

En mai, la plante est rempotée et cultivée au soleil à l’extérieur tout l’été. La plante est entretenue et fertilisée régulièrement puis entrée à l’intérieur en septembre. Pour faire « fleurir » votre poinsettia en décembre, il s’agit simplement de le placer devant une fenêtre ensoleillée dans une pièce où il ne recevra aucune lumière artificielle, même pas une minute de la tombée du jour au lever du soleil. Il faut aussi vérifier à ce qu’aucune lumière artificielle ne l’éclaire durant la nuit. Parfois, il faut le mettre dans un garde-robe dans la soirée et la nuit. Il a besoin de longue nuit de noirceur et de journée courte – maximum 6 à 8 heures d’ensoleillement. Le poinsettia commencera à se colorer à la fin de novembre ou au début de décembre. Vous l’éloignez des rayons directs du soleil lorsqu’il a atteint sa pleine coloration. Les conditions de culture idéales sont un pH de 5.5 à 6.5, une température de culture de 20 à 27 °C et une fertilisation aux deux semaines pour la période de mai à fin novembre.

Le sapin de Noël

Et quand on pense aux temps des Fêtes, on ne peut pas y penser sans penser au sapin – MON BEAU SAPIN – ROI DES FORÊTS – le sapin de Noël. Et le sapin, c’est un de nos arbres encore tout vert dans notre environnement. C’est le sapin baumier qui nous enchante tant au Québec. Pourquoi ne pas en apprendre un peu plus à son sujet?

Le sapin baumier :

Ce conifère, de la famille des Pinacées et de la sous-famille des Abiétacées, Abies balsamea, de son nom botanique, est un arbre à feuilles persistantes et aromatiques en forme d’aiguille. Il possède des cônes pourpres et il peut atteindre jusqu’à 20 mètres (60 pi) de hauteur. Il se distingue de l’épinette par ses aiguilles aplaties qui ne roulent pas sous les doigts, disposées à plat, dans un seul plan sur les branches. Les aiguilles plates ont deux raies blanches en dessous. Les rameaux à l’ombre portent leurs aiguilles sur deux rangées horizontales alors que ceux exposés au soleil en ont tout le tour de la tige. Ses longs cônes se défont graduellement. Les cônes de 5 à 10 centimètres se dressent verticalement sur les rameaux. Ils mûrissent en automne et perdent leurs écailles, seul le squelette du cône persiste jusqu’à l’été suivant. Un sapin parti de la graine ne produira pas de cônes avant près d’une vingtaine d’années. Son écorce (l’écorce des jeunes sujets) est lisse et parsemée de boursouflures ou vésicules renfermant une résine (baume) reconnu pour ses propriétés médicinales. C’est le baume du Canada ou la gomme de sapin.

Le sapin préfère un climat froid, un habitat humide et non pollué. Il tolère bien l’ombre, mais alors il croît plus lentement. Il préfère les sites modérément drainés, mais il s’accommode d’une grande variété de sols. Le sapin compte parmi nos conifères les plus prolifiques. Il constitue environ le quart du volume de nos bois exploitables. Ses aiguilles sont fort appréciées de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, cet insecte qui ravage d’immenses superficies de forêts résineuses. Il forme des peuplements purs, mais il est souvent accompagné de l’épinette, du bouleau à papier et du peuplier faux-tremble. La croissance du sapin est plutôt lente.

Le sapin de Noël – l’arbre de Noël – sa culture :

Loin de disparaître, la tradition du sapin naturel est plus vivante que jamais. Au Canada, la culture du sapin baumier est en pleine expansion. Chaque année, on abat plus d’un million de ces conifères dont plusieurs dizaines de milliers sont exportés aux États-Unis, au Mexique, au Vénézuela et même en Allemagne. L’arbre de Noël naturel fait partie de notre folklore. Il contribue à faire de notre Noël, un évènement rempli de souvenirs d’enfance et d’odeurs si agréables. Presque tous les sapins vendus pour le temps des Fêtes proviennent de culture en plantations. Il y a environ une trentaine d’années, les arbres de Noël artificiels ont fait leur apparition. Plusieurs personnes pensaient que d’utiliser des arbres artificiels pouvait sauver nos forêts. Cependant, la vérité est que presque tous les arbres sont cultivés dans des plantations. C’est grâce à la demande annuelle pour les arbres de Noël que des milliers d’acres de terre autrement non cultivables sont utilisés. En effet, les plantations d’arbres de Noël sont souvent localisées sur des pentes non productives ou sous des lignes de transport électrique. De plus, pour chaque arbre cueilli, environ dix autres sont cultivés dans des plantations afin de préparer les prochaines dix récoltes. La plupart des arbres au Canada sont produits à partir de semences mises dans des lits d’ensemencement pour une période de deux ans avant qu’elles ne soient transférées dans un lit de transplants pour une période de trois ans; ces transplants sont alors transplantés dans des plantations. Il faudra alors de 7 à 10 ans avant que les arbres atteignent 2 mètres et soient alors prêts à être récoltés. Dans certaines régions, le plus souvent en Nouvelle-Écosse, les arbres de Noël sont cultivés à partir de replantations naturelles: l’arbre « mère » donne les semences nécessaires pour remplacer là où des arbres ont été récoltés.

Les arbres de Noël ont des effets positifs sur l’environnement :

– Ils produisent de l’oxygène et éliminent le dioxyde de carbone, réduisant ainsi l’effet de réchauffement de la terre;

– Ils améliorent la stabilité du sol;

– Ils améliorent l’esthétique des terres cultivées et donnent de la valeur à des parcelles de terre qui ne pourraient pas être utilisées pour cultiver d’autres produits agricoles;

– Ils sont naturellement biodégradables;

– Ils sont une ressource renouvelable;

– Ils éliminent le dioxyde de carbone créé par l’emploi de combustibles fossiles. En effet, un acre de plantation d’arbres de Noël peut éliminer jusqu’à 13 000 kg de polluants d’air annuellement;

– Les fermes d’arbres de Noël sont des refuges pour une grande variété d’oiseaux et d’autres animaux.

– De plus, les arbres de Noël naturels sont cultivés au pays et ont un effet positif sur l’économie canadienne et sur l’emploi.

Il faut exiger des sapins de productions certifiées biologiques. En effet, dans les plantations de sapins, des herbicides et parfois des pesticides sont utilisés. Plus les consommateurs augmenteront leur demande pour des arbres plus écologiques et biologiques, plus l’offre de sapins de culture biologique augmentera et ainsi notre planète ne s’en portera que mieux.

Les arbres artificiels ont des effets négatifs sur l’environnement :

– Pour leur part, les arbres artificiels sont fabriqués à partir de produits dérivés du pétrole, PVC, de plastique et de métal. Ces matériaux sont longs à se dégrader et sont une source de pollution.

– De plus, ils sont issus de ressources non renouvelables.

– Lorsque vient le temps d’en disposer, les arbres de Noël artificiels polluent nos sites d’enfouissement durant plusieurs centaines d’années étant donné qu’ils ne sont pas biodégradables. Si l’on considère que la vie utile moyenne d’un arbre artificiel est de seulement six ans, on peut s’imaginer les dommages énormes causés à l’environnement seulement par les arbres de Noël artificiels.

Choisir un arbre de Noël

– Évidemment, il est préférable de choisir un arbre de culture biologique ou sans pesticide ou herbicide

– Il vous faut choisir votre arbre à votre goût bien sûr! Mais vérifiez que les branches sont vers le haut et qu’elles sont bien fournies en aiguilles.

– Les tiges doivent être assez solides pour ne pas plier sous le poids des décorations que vous y installerez.

– Les arbres de Noël sur le marché sont surtout des sapins baumiers mais aussi des sapin Fraser qui ont des branches bien fournies et qui gardent leurs aiguilles plus longtemps.

– Évitez surtout de vous faire passer une épinette! Les épinettes ne gardent pas très longtemps leurs aiguilles une fois coupées.

– Les arbres de Noël sur le marché sont surtout des sapins baumiers mais aussi des sapin Fraser qui ont des branches bien fournies et qui gardent leurs aiguilles plus longtemps.

– Il existe des nouveautés sur le marché comme le sapin coréen qui garde très longtemps ses aiguilles une fois coupées et aussi a un beau port et est très fourni de branches.

Entretien de l’arbre coupé

Un arbre de Noël, un sapin fraîchement coupé est encore vivant. Comme un bouquet de fleurs que l’on vient de cueillir, il faut le mettre dans l’eau pour qu’il conserve une bonne apparence et dure plus longtemps. Et pour que ses aiguilles ne tombent pas prématurément. Un arbre bien arrosé est plus sécuritaire parce qu’il s’enflamme moins facilement. Voici quelques conseils pour bien entretenir l’arbre pendant toute la période des fêtes :

  1. Secouer l’arbre avant de le rentrer

Même si la plupart des conifères ne perdent pas leurs aiguilles tout d’un coup à chaque automne comme les arbres à feuilles caduques, ils renouvellent leurs aiguilles constamment. Les vieilles aiguilles peuvent se coincer entre les branches. Leur présence est normale et ne signifie pas que l’arbre est trop sec. Malgré cela, il est toujours préférable de secouer l’arbre vigoureusement ou de le frapper au sol à quelques reprises avant de le rentrer dans la maison.

  1. Faire une coupe fraîche à la base du tronc

Immédiatement avant de rentrer l’arbre dans la maison, on devrait toujours couper quelques centimètres en biseau à la base du tronc. C’est un peu comme une fleur coupée, de format différent mais le sapin, une fois coupé réagi comme une fleur coupée. Ceci permet d’enlever la résine sèche qui empêcherait une bonne absorption de l’eau. Le plus rapidement possible après cette nouvelle coupe, on fait tremper l’arbre dans l’eau. Dans les deux à trois premiers jours, votre arbre doit absorber 2-3 litres d’eau par jour. S’il ne boit pas ou peu, c’est que la résine bouche la montée de l’eau. Si le tronc a eu le temps de sécher, il faudra de nouveau faire une coupe fraîche. Il faut agir de même avec les arbres qu’on entrepose à l’extérieur quand les températures sont au-dessus du point de congélation.

  1. Garder l’arbre à l’extérieur le plus longtemps possible

Si l’on doit entreposer l’arbre pendant un certain temps, il vaut mieux le garder dehors. Tant que votre arbre est dehors, sous le point de congélation, il n’est pas nécessaire de lui faire boire de l’eau. Il ne séchera généralement pas tant qu’il sera gardé au frais et à l’abri du soleil et du vent. Une galerie non chauffée ou un patio abrité sont des endroits parfaits. Une fois à l’intérieur, l’arbre doit tremper dans l’eau, dans un endroit peu chauffé, comme une cave ou une véranda, avant d’être installé dans la maison. Cette mesure lui permet de s’adapter doucement au changement de température.

  1. Bien arroser l’arbre

Il faut donner beaucoup d’eau aux arbres pour conserver leur fraîcheur et leur permettre de garder leurs aiguilles plus longtemps. Un arbre de 2 m (6 pieds) de hauteur a besoin d’environ 2 à 4 litres d’eau par jour. Le récipient dans lequel il repose doit contenir au moins quatre litres d’eau, mais il faudra le remplir souvent à cause de l’atmosphère sèche de la plupart des maisons. Le niveau de l’eau ne doit jamais descendre sous le pied de l’arbre. De l’eau, sans rien de spécial à y ajouter, fait très bien l’affaire.

  1. Veiller à la sécurité

Un arbre placé dans l’eau conserve son humidité et n’est pas plus dangereux pour le feu que n’importe quelle plante d’intérieur. Pour de bonnes mesures de prévention, il faut toujours le placer loin des sources de chaleur, y compris les radiateurs et le téléviseur. Il ne doit en aucun cas se trouver près d’une cheminée ou d’un poêle à bois. Finalement, on ne doit jamais mettre de bougies allumées dans l’arbre. Cette coutume fait partie d’une autre époque mais, tout de même, évitez d’être nostalgique! Les lumières et bougies électriques sont beaucoup plus sécuritaires. Il faut cependant s’assurer qu’elles portent le sceau d’approbation de l’Association canadienne de normalisation (ACN). Un adulte devrait les examiner afin de vérifier la qualité des fils et des raccords. Enfin, chaque membre de la famille doit s’assurer que les lumières sont éteintes lorsque l’on quitte la maison ou au moment de se coucher. Soulignons également qu’il est inutile d’ajouter un produit à l’eau pour prolonger la vie de l’arbre ou l’asperger de produits ignifuges.

L’herboriste en décembre

Pour l’herboriste, c’est un bon temps pour bouquiner et pour soigner les petits bobos avec les plantes récoltées et transformées. Si vous désirez faire des cadeaux avec vos plantes cultivées et séchées, avec vos macérations ou vos huiles, et bien c’est un bon temps pour le faire. De belles et bonnes tisanes, des teintures-mères pour supporter le système immunitaire ou le système digestif lors de repas un peu trop intenses et bien arrosés! Des huiles à massage ou des onguents, des baumes à lèvres. Particulièrement, vous pouvez faire vos onguents pour mains gercées, pour protéger la peau contre les rigueurs de l’hiver ou fabriquer des sirops pour les maux de gorge qui commencent à se faire entendre. Donc filtrez vos huiles de macération de plantes ou débutez-en de nouvelles. Préparez vos recettes et allez-y. Ce seront des cadeaux bien appréciés.

Références

Mon expérience personnelle

http://www.lesbeauxjardins.com/jardinons/calendrier/decembre.htm – Réjean Genest, horticulteur

 

Article tiré de Herbovie, 2008

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Johanne Fontaine

C’est en 1993 que Johanne a commencé son apprentissage en herboristerie avec Danièle Laberge et elle est toujours aussi touchée et émerveillée par la beauté, la générosité et l’efficacité des plantes. Elle enseigne depuis la fin des années 1990 et c’est une passion pour elle de faire découvrir l’univers fascinant du monde végétal. Elle a élaboré Les herbes enchantées, des jardins à visiter à Roxton Pond en Estrie où elle avait rassemblé plus d’une centaine de variétés disposées par plates-bandes thématiques. Pendant neuf années, elle a accueilli visiteurs, stagiaires et élèves dans ce lieu bucolique. Depuis 2006, elle travaille à l’Herbothèque où elle participe à la rédaction du matériel de cours et accompagne les étudiants dans leur démarche tout en continuant sa pratique d’herboriste thérapeute accréditée et de coach. Elle s’est impliquée dans les associations d’herboristerie au niveau provincial et fédéral. Elle est également poétesse et harpiste.

Catherine Lalonde

Catherine est convaincue que l’herboristerie est une solution pour l’avenir de la santé communautaire de même que celle de la planète; elle travaille à la promouvoir comme médecine de première ligne afin d’amener le plus de gens possible à découvrir cet art et à se l’approprier. Elle est l’auteure du cahier éducatif pour enfants, Monsieur Plantain. Catherine a enseigné et travaillé à l’Herbothèque de 2008 à 2020. Elle a participé à coécrire plusieurs cours offerts par l’Herbothèque. En 2016, elle a créé son entreprise, Sauvages & Cultivées, qui se spécialise dans la production de plantes séchées et de produits variés. Depuis septembre 2020, elle se consacre au rayonnement de son entreprise.

Anne Vastel

Anne pratique l’herboristerie depuis plus de quinze ans et accompagne des personnes atteintes du cancer du sein depuis les débuts de sa pratique. Elle a fait des formations complémentaires en Colombie-Britannique auprès de Chanchal Cabrera et aux États-Unis auprès de Donald Yance pour approfondir ses connaissances de la maladie et des plantes médicinales. Elle se spécialise aussi dans l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Lyme. Ces années de pratique lui permettent aujourd’hui de partager ses expériences avec vous afin que vous ayez plus de réponses à vos questions et que vous puissiez faire des choix qui vous conviennent. Anne se passionne aussi pour la médecine chinoise.

 

Natacha Imbeault

Enfant, elle a passé des heures à explorer la nature qui la fascinait. Les plantes et la santé naturelle sont depuis 1988 dans la vie de Natacha. Depuis janvier 2002, elle est copropriétaire et directrice de l’Herbothèque inc. Ses fonctions l’ont amenée à suivre diverses formations en gestion des affaires et en marketing. Natacha s’occupe du développement, de l’approche pédagogique des formations et dirige l’équipe, en plus de participer à la rédaction et à la mise à jour de documents académiques.

Éveilleuse, maitre herboriste, thérapeute multidisciplinaire en médecine naturelle et croissance personnelle, maitre reiki (depuis 1994), elle est entrepreneure, enseignante, chroniqueuse et conférencière. Elle œuvre dans le milieu de la santé naturelle depuis 1991 et depuis 1995 comme herboriste. Elle fait partie du Conseil des Sages de la Guilde des herboristes. Elle a siégé à plusieurs reprises au conseil d’administration, ainsi qu’au comité de l’aile professionnelle de la Guilde des herboristes du Québec. Elle est elle-même Herboriste thérapeute accréditée par l’aile professionnelle de la Guilde.

En plus de ses compétences entrepreneuriales, elle a comme thérapeute une approche holistique et un coffre à outils diversifié : reiki, herboristerie, naturopathie, élixirs floraux, alimentation, approche psychospirituelle, PNL, outils d’interventions TRIMA, formation en rite de passage, médecines énergétiques, médecine traditionnelle et plus encore.

Passionnée par la vie et la santé sous tous ses aspects, c’est pour elle une joie et un privilège d’accompagner l’autre dans son chemin vers la guérison, une plus grande connaissance de lui-même et de la vie qui nous nourrit. Femme médecine, elle porte et transmet la sagesse et les bienfaits de la terre et de la nature.

Son but premier, à travers tous les contacts et les enseignements qu’elle offre, est de transmettre son profond amour et son grand respect pour toutes formes de vie, dans le but d’éveiller en chacun un amour et une passion sans limites pour soi, les autres et la vie.