Voyage en pays exotique ? En santé naturellement !

Les vacances s’en viennent. Peut-être avez-vous décidé de partir en voyage à l’étranger pour l’occasion ? Ou peut-être plus tard ?  On le sait, le voyage dans les pays exotiques est très populaire. Pour certains, c’est un voyage par année dans le sud, pour d’autres un grand voyage d’aventure afin de marquer une étape de vie et d’autres encore iront peut-être vers le voyage d’aide humanitaire. Peu importe, lorsqu’on voyage, on se retrouve dans un milieu différent de ce à quoi notre organisme est habitué et il devient donc plus vulnérable. Certains pays exotiques nous exposent de plus à des pathogènes sérieux qui ne sont pas présents chez nous. Oui, le voyage ça fait du bien, mais quand on tombe malade, c’est une toute autre histoire. De la tourista à la malaria, on peut en voir de toutes les couleurs.

Effectivement, il n’est pas rare de voir des touristes atteints de fièvre, diarrhée, vomissement et tout le tralala. Quand on part une semaine, disons que ça gâche pas mal le portrait.  Heureusement, il est tout à fait possible de mettre sur pied un petit protocole pour renforcer nos défenses avant de partir et pendant le voyage. Certes, il existe plusieurs possibilités quant aux produits que l’on peut choisir et aux protocoles à établir. On pourrait écrire tout un livre sur le sujet mais dans le cadre de cet article, il sera questions de quelques produits simples, accessibles et polyvalents. De quoi se former une petite trousse pour toutes (ou presque) les situations courantes en voyage. Quelques grands incontournables quoi.

Boire ou ne pas boire l’eau ? Bonne question

La première chose à faire est bien sûr de s’informer sur la destination où vous allez vous rendre. À certains endroits, l’eau est considérée comme bonne à boire tandis qu’ailleurs elle est complètement à éviter car à haut risque d’être contaminée par des pathogène sérieux (souvent des parasites). Ceci dit, même si l’eau est potable, ce n’est pas la même que chez vous et, pour les plus sensibles, il est possible qu’elle soit la cause de malaises digestifs. Ainsi, il est préférable de purifier l’eau à boire (bouillir, utilisation de produits de purification spécialement conçus à cet effet. Les bouteilles d’eau peuvent être une option si rien d’autre n’est possible mais pensez à la conséquence environnementale de ces déchets et n’utilisez qu’en dernier recours). Si l’eau locale est bonne à boire, on peut en prendre de petites quantités chaque jour, en plus de l’eau purifiée pour habituer notre système graduellement.

Pour les plus avertis : un protocole préventif

On peut déjà commencer le protocole une semaine avant de partir.
Voici donc, une dose le matin :
–    adultes : 1 dose de probiotique le matin, 1 gouttes d’huile essentielle d’origan (diluée dans 5 ml d’huile végétale), 40-60 gouttes de concentré liquide de racines fraîches d’échinacée pourpre (Echinacea purpurea) par jour.

– enfants : 1 dose (adaptée) de probiotique le matin, 7-15 gouttes d’un mélange de concentrés liquides : thym, ail, origan, échinacée.

Pendant le voyage et aussi après

Ce protocole est à continuer durant le voyage et une semaine après. Durant le voyage, il est possible d’augmenter les probiotiques à deux doses par jour, en ajoutant une dose en après-midi, au 30 minutes avant le repas du soir. Attention, ce protocole est principalement pour les voyages de courtes durées, quelques semaines. Pour un voyage de longue durée, on laissera de côté l’échinacée qu’il est préférable de ne pas consommer de de trop longues périodes et on optera davantage pour des plantes qui seront plutôt tonique de l’immunité comme l’astragale (Astragalus membranaceus).

Les probiotiques

On les trouve sous plusieurs formes, mais en gros, ce sont des bonnes bactéries qui iront augmenter en nombre la colonie microbienne que l’on héberge déjà dans notre gros intestin. Pris avant de partir, ils aident à avoir une flore bien peuplée et bien pimpante. Plus cette flore est saine et suffisante en nombre, moins il y a de place pour qu’un pathogène vienne s’y nicher et proliférer. En général, dans la vie de tous les jours, il est préférable de prendre des probiotiques dans l’alimentation, en mangeant des aliments fermentés (légumes lacto-fermentés, yogourts, etc.) Mais dans des cas particuliers, les probiotiques sont d’une grande aide, par exemple après la prise d’antibiotiques, en cas de diarrhée ou même de gastro, ou encore quand on part en voyage.

Pour maximiser l’effet des probiotiques, on conseille de les prendre avant de manger, au moins 30 minutes. Ainsi, comme le contenu en acide de l’estomac sera moindre qu’au moment de manger, il y aura une plus grande proportions des bactéries ingérées qui réussiront à migrer jusqu’à l’intestin.

Origan (Origanum vulgare)

L’huile essentielle d’origan compact (Origanum compactum)

Devoir choisir un seul produit à emporter, ce serait probablement celui-là. Un vrai petit trésor ! Cette huile essentielle est une puissante anti-infectieuse et elle travaille sur un très large spectre : elle est à la fois bactéricide, mycobactéricide, fongicide, viricide et parasiticide et elle peut être utilisée pour soigner pratiquement tous les systèmes : respiratoire, digestif, reproducteur, circulatoire, nerveux, lymphatique, etc. Elle a aussi une action tonique générale et de l’immunité. Il s’agit donc d’une excellente alliée pour la prévention comme le traitement des infections typiques du voyage exotique. C’est le carvacrol, une molécules de la famille des phénols, dont l’huile essentielle d’origan est composé à près de 70% qui est principalement responsable de son action. Attention toutefois car cette huile essentielle est très forte et irritante, on dit qu’elle est dermocaustique, il faut donc éviter de l’utiliser en externe car cela chaufferait intensément. Il convient aussi de la diluer avant de l’ingérer. Ceci dit, pour prendre cette huile, il existe plusieurs trucs : on peut trouver en magasin des gélules d’huile végétale dans laquelle est dissoute un peu d’huile essentielle. On avale et hop, ni vu ni connu. Mais si on ne peut en trouver, on peut diluer l’huile essentielle dans de l’huile végétale ou dans du miel. Il suffit de calculer le nombre de gouttes que l’on a besoin et de mettre cette quantité pour chaque 5 ml. Il ne restait plus qu’à prendre une petite cuillerée au moment convenu.

L’échinacée

L’échinacée est un de nos meilleurs outils pour prévenir ou stopper les infections. Elle est anti-inflammatoire, immunomodulatrice, immunostimulante, virucide et antibactérienne. On préfère l’utiliser en teinture car la racine fraîche est plus puissante que la racine séchée et les extrait complet (non standardisés) contiennent un meilleur équilibre de toutes les molécuels de l’échinacée. On sait que la synergie des molécules donne un meilleur effet que si on en isole et concentre certains composés. Voici un article intéressant écrit pour notre collègue Jean-Yves Dionne, pharmacien : Ces produits naturels vous rendent fou ? L’échinacée en bref !

On recommande généralement de ne pas prendre l’échinacée sur une longue période, maximum 3-4 semaines, car il pourrait être à la longue plus épuisant que stimulant pour l’immunité. On peut donc se questionner sur son usage en tant que “préventif”. Certes, on ne prendrait pas de l’échinacée tout l’hiver dans le but de prévenir les rhumes. Mais on pourrait en prendre pendant une semaine ou deux, quand tout le monde autour de nous est malade. C’est la même chose pour un petit voyage de courte durée. Ainsi, on peut très bien le prendre durant 3-4 semaines, soit 1 semaine avant le départ, pendant le voyage et un peu au retour.

L’ail, le thym et l’origan en concentrés liquides

On connaît les propriétés de l’ail et du thym, d’excellents anti-infectieux ! L’origan se classe très bien aussi dans cette catégorie. On cherche des plantes pour supporter l’immunité, assainir et chasser les microbes, fortifier le système digestif (et respiratoire en même temps). Ces herbes communes sont excellents pour les petits comme pour les grands ! Si à la maison il est facile est agréable de consommer les fines herbes en infusion, dans le cadre d’un voyage on comprendra que les concentrés liquides sont beaucoup plus pratiques.

Et si on tombe malade, quoi faire ?

Même en suivant un tel protocole, il peut arriver qu’on soit un peu malade, pour diverses raisons. Si tel est le cas, on peut continuer à travailler avec les mêmes produits, en changeant les dosages et la fréquence des prises. On passe du mode préventif au mode curatif. On peut alors prendre une dose de concentré liquide toutes les heures pour un jour ou deux et diminuer la fréquence jusqu’à 3 à 4 fois par jour jusqu’à quelques jours après la disparition des symptômes. On pourrait alors prendre les probiotiques 2 à 3 fois par jour et l’huile essentielle d’origan aussi.

Quelques autres alliés à avoir sous la main

Le charbon activé

Si jamais malgré tout, des petits malaises digestifs se font sentir, le charbon activé est d’un grand secours. Il possède des qualités adsorbantes, c’est-à-dire qu’il capte toutes sortes de toxines (chimiques ou organiques) et comme lui n’est pas absorbé, il aide à évacuer le tout par les selles. C’est vraiment très efficace. Le dosage varie, mais tourne autour de 2 à 4 capsules par jour, avec les repas. Suivre la posologie recommandée sur le produit.

Fleur de millepertuis

L’huile de millepertuis

Pays chaud, soleil, peau blanche du mois de janvier = coups de soleil ? Pas nécessairement. Il faut savoir gérer son exposition au soleil de manière intelligente et préférer l’ombre quand on s’installe pour de longues périodes. Malgré cela, il arrive qu’on s’amuse tellement dans le sable et dans l’eau qu’on y pense moins et qu’on se retrouve un peu (ou très) rouge à la fin de la journée. L’huile de millepertuis peut alors être appliquée. Elle calme l’inflammation, apaise la peau et on dirait vraiment qu’elle aide les cellules de la peau à changer une rougeur en brun…

* Plusieurs personnes utilisent l’huile de millepertuis comme protection solaire. Ce qu’il faut notamment savoir, c’est que pour faire un tel usage et espérer obtenir de bons résultats, il est important de s’exposer graduellement au soleil, sur une période s’échelonnant sur quelques semaines, comme c’est le cas au début de l’été. Quand on part en voyage, surtout dans un pays exotique, on change radicalement notre exposition au soleil. La différence est drastique et pour cette raison, nous ne recommandons pas d’utiliser l’huile de millepertuis en guise de protection solaire lorsque vous partez une semaine ou deux dans le sud.

Bref…

Tout ça pour dire qu’il est tout à fait possible de voyager en santé en préparant le terrain, en se soignant et se protégeant naturellement ! Alors, quelle sera votre prochaine destination ?

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